Un premier mois intense
Le 20 mars dernier, au sortir du premier conseil municipal, je prenais officiellement mes fonctions. Un mois plus tard, le constat est sans appel (et sans surprise !) : le mandat d’élu local exige une énergie débordante, surtout quand on mène de front une carrière d’enseignant.
On me demandait souvent durant la campagne : « Une fois élu, tu vas te reposer? Il y a les vacances scolaires ! ». Ce mois d’avril a apporté la réponse… Un travail fourni au-delà du temps plein, y compris durant les vacances. Entre la mairie, le CCAS, l’intercommunalité et les dossiers techniques, l’agenda ne connaît pas de pause.
L’équation budgétaire : Préparer l’avenir malgré les contraintes
Le gros morceau de ce premier mois a été, sans surprise, la préparation du budget dans un délai contraint. C’est un exercice d’équilibriste particulièrement exigeant cette année. Je ne rentrerai pas dans les chiffres aujourd’hui, car je vous proposerai très prochainement un article entièrement dédié au budget pour vous l’expliquer en détail.
Cependant, il faut être transparent sur le contexte : Nous héritons de « restes à réaliser » (RAR) conséquents (des projets engagés précédemment qu’il nous faut impérativement inscrire au budget et payer) et le délai d’établissement du budget était contraint (la maquette budgétaire prévue était à transmettre avant mi-avril).
Dans le même temps, en tant qu’adjoint aux finances, le bon sens impose d’anticiper pour agir. Ainsi, il est nécessaire d’identifier, contrat après contrat, fourniture après fourniture, les sources d’économies , les négociations de tarifs qui pourront être activées au plus tôt dans l’année, en complément de l’audit qui a été lancé. Mais la prudence et la cohérence dans l’action restent de mise. C’est par responsabilité que nous n’avons pas inscrit de coupes à la hache, sans vision globale, dans le budget. L’audit permettra d’avoir rapidement la trajectoire à tenir.
Tenir nos engagements, conserver la qualité des services publics et répondre aux besoins urgents de la commune, même dans ce cadre financier contraint. Nous devons avoir une gestion rigoureuse, presque chirurgicale, pour que chaque euro dépensé soit utile et efficace.
Un quotidien sur tous les fronts
Ma « double vie » entre l’école et mes mandats m’a plongé dans un tourbillon d’activités à différentes échelles :
L’échelon intercommunal : Ma nouvelle casquette de conseiller communautaire vient ajouter une dimension supplémentaire (et des réunions en plus !) à mon emploi du temps. Siéger à Provence Alpes Agglomération est indispensable pour défendre les intérêts de notre ville, porter notre voix et travailler sur des projets structurants à l’échelle de notre territoire.
La gestion administrative : Signatures de bons de commandes, validation de devis, groupes de travail,… Chaque décision compte pour faire tourner la machine municipale au quotidien.
Le CCAS : Un travail de l’ombre mais absolument passionnant, pour renforcer le lien social et répondre aux urgences de nos concitoyens les plus fragiles.
Les cérémonies, les rendez-vous en Mairie et les rencontres sur le terrain ont jalonné ce mois comme les précédents. Il est important de maintenir la présence et l’écoute tout en faisant abstraction des critiques non constructives, cherchant seulement le conflit, parfois/souvent cachées derrière des pseudonymes.
Le rythme est soutenu! Passer de la salle de classe aux dossiers de la mairie (même le soir, à 20h30 en rentrant du travail après une journée commencé à 5h du matin pour pouvoir prendre le train 6h…) ou aux réunions intercommunales demande une gymnastique mentale permanente. Un rythme fou mais un engagement passionnant.
Malgré les dossiers complexes et la charge de travail, l’enthousiasme reste intact.

